Chaque année, fin octobre, l'atelier change de couleur. Les roses et les lisianthus laissent la place aux chrysanthèmes, par caisses entières, et pendant dix jours la boutique sent la terre humide et les feuilles mouillées. C'est une période que nous aimons, même si elle est grave. On y croise des clients qu'on ne voit qu'une fois par an, qui viennent chercher un pot pour une mère, un grand-père, un ami, et qui ont souvent la même question : lequel choisir, et comment éviter qu'il soit fané avant le 1er novembre.
Pourquoi le chrysanthème
Il n'a pas toujours été la fleur des cimetières. En Asie, c'est une fleur de fête et de longue vie. S'il est devenu la fleur de la Toussaint en France, c'est d'abord parce qu'il fleurit à ce moment précis de l'année, qu'il supporte le froid, la pluie et le vent de la côte, et qu'il tient trois semaines dehors sans qu'on s'en occupe. Il n'y a pas beaucoup de fleurs qui acceptent un mois de novembre normand. Lui, oui.
En boutique, nous travaillons surtout trois formes. Le chrysanthème pomponette, en petites fleurs serrées, le plus résistant et le plus abordable. Le chrysanthème à grosses fleurs, une seule tête par tige, spectaculaire, plus fragile à la pluie battante. Et les multifleurs en coupe, qui mélangent plusieurs teintes dans un même pot. Les couleurs qui partent en premier sont le jaune et le bronze ; le blanc et le mauve sont plus doux, souvent choisis pour les tombes récentes.
Si vous voulez autre chose qu'un chrysanthème
Certains préfèrent ne pas en mettre, par habitude familiale ou parce que la personne n'aimait pas ça. Les bruyères tiennent très bien et donnent une touche de rose ou de blanc jusqu'en décembre. Les cyclamens aussi, à condition d'être un peu abrités. Les compositions préparées à l'atelier, avec un peu de feuillage, une branche de ruscus et quelques fleurs coupées piquées en mousse, sont une belle solution quand on veut quelque chose de plus personnel, mais elles tiennent moins longtemps dehors : comptez une semaine, dix jours au mieux.
Pour qu'il tienne jusqu'à la fin novembre
Choisissez un pot dont les boutons ne sont pas tous ouverts : il continuera de fleurir une fois sur place. Arrosez-le généreusement la veille de le déposer, puis laissez faire la pluie. Si le mois est sec, un passage avec une bouteille d'eau tous les cinq ou six jours suffit. Retirez les fleurs brunies au fur et à mesure, le reste du pot restera net. Et calez-le : une tombe en hauteur, en bord de mer, prend le vent. Un pot renversé au bout de deux jours, c'est ce que nous voyons le plus souvent.
Commander, et se faire livrer au cimetière
Si vous habitez loin, ou si vous ne pouvez pas vous déplacer cette année, nous livrons directement sur la tombe dans un rayon de 35 km autour de nos boutiques de Saint-Pair-sur-Mer, Dol-de-Bretagne et Dinard : Granville, Avranches, Saint-Malo et les communes alentour. Indiquez-nous le nom du cimetière et, si vous le pouvez, le nom inscrit sur la tombe ou l'emplacement ; nous nous chargeons du reste et nous vous envoyons un mot une fois la fleur déposée. La livraison est offerte à partir de 60 €.
Les derniers jours avant la Toussaint sont les plus chargés de l'année pour l'atelier. Pour une livraison le 31 octobre ou le 1er novembre, commandez si possible avant le 28 octobre. Passé cette date, appelez la boutique la plus proche, nous ferons ce que nous pouvons. Vous pouvez aussi commander en ligne et venir retirer votre pot en boutique, sept jours sur sept.






